Le moi en préterit signature
Vous êtes absurdes. L’’absurde comme toute chose a sa
Limite, a des limites :les limites ce n’est pas vous qui les fixez :les limites ce sont les autres qui les fixent, et cela est encore une autre sorte d’absurde ayant sa propre limite pour vous et pour les autres que fixent les limites. Car ils se fixent des limites quand ils vous en fixent.
Les limites ornent les absurdes. Car elles mettent une chose sur une autre chose qui ne se met sur aucune chose. L 'absurde se met à l’intérieur de vous, tandis que la limite devant vous, et devant l’absurde qui est naturellement avec vous. Que l’on vous fixe des limite verticales ou horizontales, c’est en tous cas une limite qui vous fait face. Devant vous les limites verticales s’élèvent, et les limites horizontales se couchent devant vous. Et vous, en tous cas, devant ce qui est, soit levé devant vous soit couché devant vous, vous vous arrêtez.
Comme l’arrêt que vous faites au moment de vous lever ou de vous coucher, vous apercevez ces limites, verticales ou horizontales, comme une partie de vous-mêmes, et vous les concevez comme une partie de vous-mêmes. Puisque vous voulez aussi les concevoir absurdes, et les concevoir comme vous-mêmes.
C’est pourquoi tous se réconcilient avec leurs limites, et conçoivent les limites que les autres ont mises devant eux comme d’eux-mêmes, et petit à petit ils croient que ils s’en sont fixés par eux-mêmes. Ce n’est pas comme leurs distances qu’ils mettent avec les autres, et croient avoir prise des autres la distance qui est en vérité celle qu’ils ont prise d’eux-mêmes. La différence de la distance et de la limite est que dans la limite vous vous trouves en vous-mêmes, et dans la distance vous trouves les autres en vous-mêmes, puisque vous êtes les autres, il n’y a pas de distance entre vous et ces autres. Et s’il y en a, c’est pour que vous les rejoignent dans la distance même, tandis que les limites ne se rejoignent pas dans leurs distances. Aux limites, qu’elles soient horizontales ou verticales, ne se rejoignent pas dans leurs distances, et elles demeurent à une distance les unes des autres. Comme votre distance avec vos limites :les limites en bois, les limites en barbelés, les limites en ciment, en terre, en pierre, en fouet, les limites de proscription, les limites en chair, les limites de charia, les limites de l’épine, tumulte d’épine.....!!